Antoine Argoud

Antoine Argoud est né le 20 juin 1914 à Darney.
(Vosges).

En 1934, à 20 ans, il sort parmi les premiers de l'école polytechnique et opte pour la carrière militaire.

En 1940, après l'effondrement de l'Armée française en l'année 1940 devant la
Wehrmacht, il rejoint l'Afrique du Nord où le général Weygand essaie de reconstruire l'Armée française. Au débarquement Allié, il rallie la 2e D.B. et participe à la campagne de Tunisie. Suivent la "libération" de la France et la
conquête de l'Allemagne.

Après l'école de guerre il va à l'état-major de Lattre ce Lattre de Tassigny.

En 1954, Jacques Chevalier, secrétaire d'État à la guerre du gouvernement Pierre Mendès France, l'appelle à son cabinet comme attaché militaire. C'est dans ce bureau parisien que le colonel Antoine Argoud reçoit son affectation comme commandant du 3e Régiment de cavalerie à cheval dans le secteur de l'Arba (Alger).

Argoud, avec ses cavaliers et ses harkis, applique des méthodes expécitives, gui
consistent en l'application d'une « justice » rapide et « exemplaire», en faisant fusiller sur la place publique les combattants et les chefs de l'ALN.

Il est rappelé à Paris, pour être nommé de 1957 à 1958, au sein des Forces françaises en Allemagne. Après la tentative cu coup d'Etat du 13 mai 1958, il retourne en Algérie, prend la tête de l'état-major du Corps d'Armée d'Alger et se met sous les ordres du général Jacques Massu.

Le 14 janvier 1960, il invite Joseph Ortiz a organiser une manifestation pour soutenir le général Massu, en délicatesse suite a une interview dans la presse où il indique son attachement a une Algérie Française. Ce sera la manifestation du Plateau des Glières.

Le colonel Antoine Argoud rejoint l 'OAS. Il est devenu ainsi le chef de l'OAS-Madrid et adjoint de Georges Bidault, l'un des chefs de l'organisation, ensuite, il se rallie au putsch des généraux à Alger le 22 avril 1961 et le 26 avril,
il entre en clandestinité.

Le colonel Antoine Argoud est condamné à mort par contumace le 17 juillet 1961, il est alors interné aux Canaries par Franco, à la demande du gouvernement français. Il s'en évade facilement pour regagner la France, en
février 1962. En mai 1962, il se proclame "Chef de l'OAS en France" afin de ressouder les différents courants de pensée.

Argoud est enlevé par les services français le 25 février 1963 dans un hôtel de Munich alors qu'il venait tout juste d'arriver de Rome. Le 30 décembre 1963, la cour de sûreté le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité
Gracié, Antoine Argoud est libéré le 15 juin 1968, et s'installe définitivement à Darney où il écrit ses souvenirs avant de devenir graphologue.

Il sera un des deux graphologue désignés dans le cadre de l'enquête sur la mort du petit Gregory. le colonel Antoine Argoud sera nommé le lendemain de la mort de Grégory et celui-ci désignera Roger Jacquel, père de Liliane Jacquel et beau père de Jackie Villemin comme l’auteur des lettres du corbeau. Cependant au moment de son expertise, cet expert ne possède que l’écriture de Roger Jacquel comme écriture de comparaison.

Antoine Argoud meurt le 10 juin 2004 à 90 ans à l'hôpital d'Epinal (Vosges). II était père de quatre enfants de deux mariages différents.